La solitude d’une lettre

21 janvier 2010 at 11 11 43 0143 (Abécédaire)

Bonjour C.,

Je relance les petits jeux de mots et autres coquetteries littéraires avec « La solitude d’une lettre »! L’idée est de raconter une petite histoire en utilisant une seule lettre de l’alphabet au choix au début de chaque mot. J’ai choisi « d ». Quel sera ton choix?

Depuis des décennies, des démons débarquent dans des dépotoirs délabrés. Des fois, des débiles damnés décuivrent des deltaplanes dans des dômes dotés de dés dorés. Des dents de diamant de Dalmatie dérivent des domaines distingés des despotes disgracieux. Demain, Donovan devra dépeindre des donjons disparates dans des dispositions désolantes.

N.

Permalien Laisser un commentaire

Un ange gardien pour Noël

23 décembre 2009 at 19 07 39 1239 (Espace N.)

La vie ne nous rend pas toujours la pareille, c’est pourquoi je rêve d’un monde où tout un chacun possède son Amélie Poulain pour un fabuleux destin. Un ange gardien veillant sur nous, prenant ainsi notre destinée en main : Une amie, un collègue, un frère posant un geste tout simple, transformant notre routine ordinaire en quotidien extraordinaire. Vous savez quoi? Je suis bénie : j’ai mon ange gardienne à moi! Mais, comme rien n’est parfait, il y a une ombre au tableau. Récemment, mon ange a subi un revers. La vie lui a repris celle qu’elle portait. Comme je ne savais pas trop quoi dire et comment agir, je me disais que je pourrais la réconforter avec un euphémisme du genre : même si une petite crevette s’est échouée dans ton doux refuge, un océan de trésors insoupçonnés émergera sous peu! Beurk… on n’a tellement pas envie d’entendre ce genre de platitudes dans l’adversité! Cette poésie dépouillée n’est qu’une malheureuse réponse malhabile à son affliction qui me touche davantage puisque c’est grâce à elle qu’une vague de bonheur déferle sur moi aujourd’hui. Mon ange gardienne a ajouté un sens à ma petite existence et dans l’autre sens, la dure réalité lui a arraché le sien. La vie est injuste…

À la veille du temps des fêtes, j’ai donc entrepris de remercier mon ange gardienne. Je présume que c’est une bien piètre consolation en regard de sa peine, mais c’est une déclaration sincère : Merci mon ange d’avoir tiré sur moi tes flèches de Cupidon un certain matin d’automne. Il suffit parfois de presque rien, peut-être d’un simple : « Eille j’y pense, j’aurais une personne à te présenter!» pour cristalliser le destin. Une gentille pensée, une bonne action, une attention particulière envers autrui et voilà que tout peut changer! Dans mon cas, le vent semble avoir tourné précisément le jour où mon ange gardienne a posé un geste de générosité à mon endroit.

À force de m’apitoyer sur mon mauvais sort, je me suis parfois convaincue que plus rien d’exceptionnel n’allait m’arriver. À l’occasion, j’en voulais presque à mes proches de rester les bras croisés face à mon « malheur ». C’est idiot j’en conviens, mais la souffrance est capable de beaucoup de ravages! Elle porte sur ses épaules le jugement, la frustration, l’incompréhension, la jalousie, l’amertume. On s’est tous probablement déjà dit : pourquoi ça n’arrive qu’à moi? Et pourtant, les belles histoires se fraient toujours un chemin, même entre les branches des scénarios les plus sombres. Et, les belles histoires n’arrivent pas seulement qu’à Noël. Cependant, c’est une excellente période pour les écrire. À quelques jours de cette grande fête, pourquoi ne pas s’improviser l’ange gardien de quelqu’un?

Les derniers mois ont été plutôt difficiles économiquement et moralement. L’été a été court et les médias n’ont eu de cesse de nous dresser un portrait négatif de la santé financière. Puis, comme si ce n’était pas assez, un virus est venu inquiéter la population. Aussi, plus près de moi, des gens que j’aime n’ont pas été épargné. J’ai d’ailleurs une pensée toute spéciale et profonde pour la maman de ma grande amie qui nous a quittés dernièrement. Vous avez certainement également des exemples autour de vous. La vie est faite de commencements et de conclusions. Donc devant ce constat, je me dis que tout le monde mérite un peu de répit. D’où mon désir de m’occuper de la poursuite du bonheur de mon prochain. Comme je vous l’ai précédemment mentionné, je sais déjà qui je tenterai de protéger.

Quoi que, plus j’y pense, plus je réalise que toutes les personnes qui me sont chères m’apportent du réconfort et donc méritent d’être apaisées à leur tour. C’est juste que dans le tourbillon, il m’arrive de l’oublier. Cette année, je dois me faire leur ange gardienne afin de leur démontrer ma reconnaissance. Ouf, si je comprends bien, tout comme le Père Noël, j’ai énormément de boulot qui m’attend d’ici le 25 décembre! La beauté de la chose, c’est que contrairement aux cadeaux, répandre le bien ne coûte absolument rien. Et comme je suis complètement comblée, je possède une énergie débordante capable de miracles. Qu’est-ce que c’est bon d’aimer et d’être aimé… on se croit capable de tout! Bon, je dois vous laisser, j’ai des gens sur qui veiller, à commencer par mon archange. Soyez aux anges à Noël et toute l’année!

Permalien Laisser un commentaire

Oyé, oyé!

2 octobre 2009 at 10 10 27 1027 (Défis)

Bonjour C.,

Ça manque de défi ici. Alors pour se remotiver, voici une petite invitation à la poésie d’automne. Les couleurs t’inspirent-elles? Rouge, jaune, vert tu saurais quoi en faire?
Allez, on laisse aller notre créativité. La toile est blanche, reste plus qu’à la colorer.

À plus

N.

Je brise le silence. Bon ce n’est pas grand chose, mais je me suis amusée à découvrir des mots alors que je fouinais dans le dictionnaire à la recherche d’idées sur le thème de l’automne.
En fait, non loin de rouge, j’ai trouvé ce mot aux consonances amusantes: Rouflaquette.

Puis, à quelques mots de jaune, j’ai rencontré Jean-Le-Blanc… Tous les Jean Leblanc de ce monde peuvent se vanter d’être dans la nomanclature du Petit Robert, quand même, ce n’est pas rien!

Finalement, en tentant de trouver l’inspiration autour de orange, le mot orbitèle a attiré mon attention.

Voilà, c’est tout simple, mais ce sont mes mots automnaux du moment!

N.

Permalien Laisser un commentaire

Cadavre exquis?

17 août 2009 at 17 05 25 0825 (Jeux de mots)

On essaie un cadavre exquis?
Ça nous prend un dictionnaire. J’ouvre au hasard le dictionnaire et je choisis le premier nom commun. Tu ouvres au hasard le dictionnaire et tu choisis le premier adjectif. Ensuite, je choisis un verbe de la même manière, tu choisis un autre nom commun et je finis ça avec un autre adjectif, ok?

On commence:
Le jambage… pellagreux… se souciait (ton nom) (mon adjectif)…

C.

Voici mon adjectif: pellagreux

Verbe: se soucier

Le jambage… pellagreux… se souciait… de l’interdit (ton adjectif)…

Nom: interdit

N.

Permalien Laisser un commentaire

De Z à A

17 août 2009 at 17 05 21 0821 (Abécédaire) ()

Zénaïde, Yahvé, Xavier, Wilfred, voilà une troupe savoyarde rococo que plusieurs oublient. Nullement Martin. Lui, kinésithérapeute, joue instrumentalement hommage groupe formé énergumènes dessus cités. Bravo! Applaudissements!

C.

Permalien Laisser un commentaire

Alphabet à rebours

22 juillet 2009 at 12 12 12 0712 (Défis)

Bonjour C.,

J’ai eu un plaisir fou à écrire une histoire de A à Z. En auras-tu autant que moi à le faire à rebours?

Zoé, yéménite xylophoniste, warrante verrerie, ustensiles, tabac shanghaïen. Rémi, québécois pianiste, offre : narcotiques, mitraillettes, L.S.D., kandjar. Jean, indonésien hautboïste, gage faïences et dames charmantes : bonnes aubaines.

N.

Permalien Laisser un commentaire

Scientifiques fous de A à Z…

8 juillet 2009 at 22 10 23 0723 (Abécédaire) ()

De A à Z, tu dois écrire une histoire!

Alexandre bricole. Cyanure, dioxydes, expériences fatales. Gare! Hector incorpore justement, kératinise les mortels nouveaux onguents, pilules. Quels répugnants scientifiques tortionnaires. Un virus: wallons xénogreffés, yémenites zombies.

Bonne chance!
C

A beau chercher durement et farfouiller goulûment, hésitations insidieuses, justifications kafkaïennes, les mémoires nocturnes oppriment passablement qui ? Remémoration soudaine trop utopique. Vénération wagnérienne xénophobe : youpi, zizanie !

N

Et si on le faisait à l’envers maintenant?

Permalien Laisser un commentaire

Et si… les objets parlaient.

26 juin 2009 at 15 03 11 0611 (Objet littérairement modifiés)

Ô peuple sédentaire qui trop souvent ne voyez en moi qu’un support fessier fort confortable, ou un escabeau de fortune, ouvrez vos yeux devant l’étendue des divertissements que je vous propose. Si un peu vous osiez, vous verriez toute l’étendue de mes possibilités.

Retournez-moi et sur mes quatre pattes séchez vos bas.
Installée sur une tête, je fais un joli chapeau de fête.
À ce couvre-chef hors pair, rajoutez une moustiquaire.
Vous pouvez désormais aller visiter les abeilles sans plaies!
Pour un déguisement d’orignal, je fais un panache royal.
Pour les plus belliqueux, je suis un objet contondant dangereux.
Et les amoureux s’offrent entre eux
Des bouquets de chaises couleur de fraise.

« Osez dire je t’aime, osez la chaise. Magnifique au poignet ou en collier, choisissez-la en bronze ou bien dorée! »

Je suis aussi le tam-tam de votre batterie de cuisine, la méga-chaussure à votre pied, votre nouveau métier à tisser. À Paris, je suis même cimetière, voyez mon potentiel!

Vos derrières me déplaisent. Je vous en prie, intégrez-moi d’une nouvelle façon dans vos vies!

Signé: Chaise
C.

Je suis sur le cul…

N.

… Ré du village s’en va à la plage, il voit une belle fille et lui frappe le…
C.

Permalien Laisser un commentaire

Poisson d’avril en retard…

25 mai 2009 at 20 08 40 0540 (1) ()

Salut N.,
Sauras-tu trouver les quatorze espèces aquatiques qui se sont faufilées dans ce texte?

 » Pierre n’aimait pas beaucoup Maurice, son voisin. Quand il le voyait arriver sur la plage, ses cheveux en épis, oeuvrer à un quelconque château de sable, il s’inquiétait. Il se disait qu’il devait y avoir anguille sous roche. Maurice aimait jouer des tours sympathiques, surtout à Pierre, qui les trouvait plutôt antipathiques. Ce matin-là, Maurice arrivât sur la plage avec son cheval, Guenièvre. Il débarquât, enleva ses chaussures et alla s’étendre de tout son poids, son âme et son esprit non loin de Pierre.

- L’eusses-tu cru? C’t'assez, il me semble, les niaiseries, chuchota Pierre, quinquagénaire depuis peu, à sa compagne Raymonde. À chaque fois que Maurice enlève ses bas, laine et coton, il prend plaisir à nous montrer ses vilains orteils avant de les enfoncer dans le sable.
-Tu exagères, comme toujours, lui répondit-elle. C’est tassé dans ses petits souliers pour ses grands pieds, alors il les fait aérer! Reste calme. Arrive à te détendre et tu oublieras tous ces petits tracas.

Mais Pierre n’y arrivait pas. Il regardait toujours Maurice du coin de l’oeil. Celui-ci buvait son thé orange pekoe, rayonnait de bonheur sous le soleil. Maurice n’avait pas planifié de mauvais coup aujourd’hui, mais voir son voisin angoisser pour rien lui procurait le plus grand plaisir. En somme, monsieur Maurice avait quand même réussi à agacer Pierre. « 

Chère C.,

Je ne t’ai pas oubliée! J’en suis à douze réponses. J’ai le cerveau mou le printemps, mais si à ma perspicacité je me fie, les deux autres réponses devraient bientôt émerger!

Bonne journée!

Allo, à l’eau!

Un peu plus et je donnais ma langue au poisson-chat! Il y en a deux, trois qui sont VRAIMENT tirés par les cheveux d’ange (un ange c’est un poisson non?), mais bon, je plonge:

Pierre n’aimait pas beaucoup Maurice, son voisin. Quand il le voyait arriver sur la plage, ses che(1) veux en é pis, œuvre(2) r à un quel conque(3) château de sable, il s’inquiétait. Il se disait qu’il devait y avoir anguille(4) sous roche. Maurice aimait jouer des t ours sym(5) pathiques, surtout à Pierre, qui les trouvait plutôt antipathiques. Ce matin-là, Maurice arrivât sur la plage avec son chev al, Gue (6)nièvre. Il débarquât, enleva ses chaussures et alla s’étendre de tout son poids, son(7) âme et son (8)esprit non loin de Pierre.
- L’eusses-tu cru? C’t’assez(9), il me semble, les niaiseries, chuchota Pier re, quin(10) quagénaire depuis peu, à sa compagne Raymonde. À chaque fois que Maurice enlève ses bas, laine(11) et coton, il prend plaisir à nous montrer ses vilains orteils avant de les enfoncer dans le sable.
-Tu exagères, comme toujours, lui répondit-elle. C’est tassé(12) dans ses petits souliers pour ses grands pieds, alors il les fait aérer! Re ste calme. Ar(13) rive à te détendre et tu oublieras tous ces petits tracas.
Mais Pierre n’y arrivait pas. Il regardait toujours Maurice du coin de l’oeil. Celui-ci buvait son thé orange pe koe, ray(14) onnait de bonheur sous le soleil. Maurice n’avait pas planifié de mauvais coup aujourd’hui, mais voir son voisin angoisser pour rien lui procurait le plus grand plaisir. En somme, monsieur Maurice avait quand même réussi à agacer Pierre.

Voilà! Cette réponse est dédiée à mes deux nouveaux pensionnaires -et ce n’est pas une blague!- le duo de poissons Paul et Mick!

N.

C’est excellent, t’as réussi à en trouver deux que je n’avais pas mis consciemment! (Seiche et hameçon) EN revanche, tu n’as pas vue Raie (Raymonde) et Saumon (somme, monsieur). ;o)
C.

Permalien 3 commentaires

Des gens et des écrans.

25 mai 2009 at 19 07 58 0558 (Zone C.)

Pause jeux de mots. Réfléchissons, plutôt.

Mmmh, je suis perplexe. Un certain vendredi soir, je suis allée voir un certain spectacle au Centre Bell dont la foule était majoritairement composée d’ado, et chacun d’eux semblait doté d’un Blackberry, d’un iPhone, d’un mini-appareil numérique, etc. (vous comprenez le principe).  Jusque là, tout va bien, sauf que…

Sauf que la majorité d’entre eux ont filmé et/ou pris 345 photos du spectacle. Par conséquent, ces personnes ont vu le spectacle à travers l’écran d’un appareil digital alors qu’elles étaient sur place. J’y perçois un malaise. Habitués qu’ils sont à tout voir et consommer par le biais d’un écran (You Tube, Facebook et compagnie), les adolescents branchés d’aujourd’hui ne semblent pas pouvoir profiter d’un spectacle sans se trouver derrière le réconfort d’un écran… La réalité serait-elle trop réelle? Devons-nous la vivre à travers un écran?
Pensez-y!
C.

Permalien Laisser un commentaire

Next page »